Nous profitons d'être à Mont-Louis, pour aller visiter le site de lancement des deltaplanes et des ailes volantes du Mont-St-Pierre. Puis par la suite nous irons visiter Murdochville, histoire de voir à quoi ressemble une ville minière en perdition.
C'est avec un mini-bus pimpé que nous sommes montés en haut du Mont-St-Pierre. Et quand je dis monter, je devrais dire grimper car le bus, il grimpe une pente à certain endroit à plus de 25, 30 % en lacet. C'est pas rien. 😦 Bien sûr, il y a plusieurs vaillants qui montent la montagne à pieds, et je suis admirative.
En arrivant au sommet, on est immédiatement frappé par le cirque glaciaire qu'est la vallée. C'est de toute beauté. On imagine assez bien un énorme glacier qui remplit cette vallée. Mais bon, heureusement, il a fondu et nous a laissé une vue superbe.
A partir de la rampe de lancement, on voit le village et la baie de Mont-Saint-Pierre.
Et on peut voir, là où vos pieds vont quitter la terre ferme et le toit rouge en bas est le lieu ou vous allez les reposer sur la terre ferme après avoir fait des virevollages dans le vents durant plusieurs minutes.
Chaque durée de vol est unique et est influencé par les vents, le pilotes, le deltaplane ou la voile etc.
Christophe et Ray sont admiratifs devant le paysage. Il y a de quoi franchement et moi aussi, je suis admirative.
Par la suite, nous avons décidé d'aller faire un tour à Murdochville et nous avons donc pris la route à partir d'Anse Pleureuse, en longeant la majestueuse rivière du même nom.
Au loin, les Chicchocs nous s'offrent à nous malgré le ciel gris et les nuages.
Au fur et à mesure que l'on progresse dans les montagnes, les nuages sont de plus en plus bas et le brouillard se fait de plus en plus présent et nous laisse apercevoir soudainement une pale qui tourne alors qu'on avait même pas vu qu'une éolienne, pourtant si grosse, était planté sur le haut de la montagne.
L'arrivée à Murdochville est assez impromptue et au détour de la route, on arrive.
Ce qu'on voit en premier et qui est omniprésent ce sont les résidus miniers qui sont énormes et des terrils de plusieurs mètres de haut tapissent toute la partie sud de la ville. On ne pourra pas vraiment s'en approcher car assez rapidement, une barrière nous barre la route et nous ne pourront aller plus loin.
Les rues de la villes sont plus ou moins animées. Dans certaines rues, les maisons sont toutes abandonnées et d'autres les maisons sont coquettes et vivante. Mais on sent que la ville est en perdition malgré les activités qui semblent toujours présentes.
Nous nous sommes rendu au centre d'interprétation du cuivre que nous espérions visité. Mais malheureusement, même ca est fermé. Je dirais même abandonné. Les vitres sont brisées et bâtiment semble totalement à l'abandon.
Il reste un semblant de parc à thème avec quelques artéfacts de la mine. Dont un gros 50 tonnes qui est en train de rouiller dans le haut du parc.
Nous sommes repartis avec le cœur serré et le sentiment que cette municipalité est en perdition. Heureusement en repartant la vue sur les Chicchocs nous a remis du baume au cœur.
En arrivant au camping, nous avions retrouvé le soleil et la température agréable, qui m'a permis d'apprécier mon livre et d'admirer la mer au soleil pendant un bon moment avant le souper.
Puis l'heure de l'apéro est arrivé et nous avons même pu souper au soleil. Ce que nous n'avions pas fait depuis plusieurs jours. IDA oblige.
Nous en avons même profité pour faire un beau feu et admirer des milliers d'étoiles dans un ciel dégagé. Quelle belle soirée qui conclut une autre belle journée.
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