vendredi 25 juin 2021

Dure Journée!!!!!

 Si hier, je vous ai dit que la route est magnifique, aujourd'hui, nous avons connu la pire route pour un équipage de roulottes....


Même Google ne veut plus me donner l'itinéraire car il dit que ce n'est pas une zone qu'il  couvre!!!! p'tit comique... 😋

C'est sous un beau soleil et 14 degrés que nous prenons la route à partir du KM 189 - Lac Rodayer avec l'intention de faire un arrêt au Relais 381 pour prendre de l'essence et aller boondocker 10 km plus loin à la Rivière Eastmain. Donc environ 192 km pour la journée.  Ça c'est le plan..... la réalité va être autre.😏

Le début de la route est magnifique comme hier.  Les épinettes noires sont de plus en plus présentes et il y a de moins en moins de feuillus. Ceux qui subsistent sont assez rabougris.


Le chauffeur est attentif à la route et nous progressons allègrement vers notre première destination la Rivière Rupert au km 257

Les indications de la route sont vraiment adéquates, se qui nous permet de nous stationner avant d'aller admirer la force incroyable de la cette rivière.

En premier c'est le grondement que l'on entend avant de voir la rivière.  


Puis tu aperçois ça! Là tu réalises toute la force et la puissance de cette rivière.  Elle coule de l'immense lac Mistassini sur 740 km vers la Baie James.  Pour les cris, la rivière Rupert est Nemaskau Sibi, ce qui signifie, "Rivière réputée pour ses nombreux poissons".  A l'époque du commerce des fourrures, Rupert est une autoroute commerciale. Les voiliers marchands s'encraient dans la Baie James et la Baie d'Husdon et les canoteurs y acheminaient les fourrures et repartaient avec denrées et bien essentiels.

Vue du pont qui travers la rivière la vue est incroyable (ci-dessus) et les gars sont en admiration

Après avoir marché le petit sentier d'interprétation jusque sur les bords de la rivière, on reprend la belle route direction Relais 381, au km 381 comme sont nom l'indique

Et voilà qu'au km 276, les ennuis commencent.... Plus d'asphalte, et des panneaux qui indiquent 50 km de construction de route....  "On va y aller doucement" dit le boss et la vitesse se réduit entre 50 et 65 km heure. Mais ça c'était juste le début et on ne le savait pas encore........

Comme il y a toujours de bonnes choses qui résultent des mauvaises, j'ai un bien meilleurs temps pour prendre des photos de ce magnifique paysage qui nous entoure, Même s'il n'y a plus d'asphalte, qu'il y a des trous partout avec des bas côté qui sont ravinés par les pluies des derniers jours et qu'on roule plus à 30 km qu'à 50 ou 60 km.
Mais bon, 1 km à la fois on avance. Vous vous doutez bien qu'au lieu de prendre environ 2 heures pour notre destination, nous allons en prendre pas mal plus. Mais j'ai des centaines de photos plus belles les unes que les autres. J'ai même de la difficulté à sélectionner celles que je veux partager avec vous.  
Mais voici une nouvelle surprise.  une lumière, une barrière et un véhicule escorte que nous devons attendre pendant plusieurs dizaines de minutes.

Assez pour que le boss en profite pour faire une tite sieste. 😉 Éviter les trous, les chaos, etc, et faire attention à ce que rien ne casse, c'est exténuant. Et en plus c'est nous qui leadons. Christophe est son équipage nous suivent avec les mêmes difficultés.  Heureusement, Ray avait prévu des walky talky et nous communiquons facilement.   
Enfin, la voiture d'escorte est arrivée et nous voilà partis pour plus de 20 km de plus de trous, de bosses, de chaos, de changement de voie, de roulement sur l'accotement et tout ca à 10, 20 ou 30 km heure. Et malheureusement nous allons reproduire ca sur presque 100 km.  Nous n'aurons aucun arrêt avant le Relais 381, le diner sera une pomme et une banane mangé à la sauvette dans le truck.

Mais le paysage est grandiose.  Nous croisons plusieurs camps autochtones, tous situées proches de splendides lacs 
Le ciel est immense, les collines à pertes de vues sont recouvertes d'épinettes noires.  Et pendant plusieurs dizaines de km, nous voyons les ravages que fait le feu dans cette partie du territoire ou rien ne l'arrête. La plupart du temps il saute la route et les 2 cotés sont ravagés, parfois, c'est la route qui l'arrête.  Par endroit, on voit la régénérescence qui a débuté avec de petits arbres qui poussent de nouveau. Mais ce feu là doit avoir ravagé les lieux il y a peu d'année ou la nature met beaucoup de temps à reprendre son droit à ces latitude, car par endroit on ne voit encore aucun jeunes arbres.  
Mais malgré tout c'est tellement beau. A couper le souffle, bien que le notre commence vraiment à fatiguer.  La route est vraiment difficile et la conduite lente.  Les 2 chauffeurs en ont pleins leur casque et honnêtement moi itou....

L'arrivé au Relais 381, nous redonne un peu de peps.  Mais nous sommes tous burlés et c'est pas fini....

À partir de là, il y a pas de photos car les choses se sont rapidement enchainées et honnêtement ce n'était pas vraiment le temps de prendre des photos.... 

Nous arrivons donc au Relais 381, comme et en même temps que tous ceux qui depuis des dizaines de km se trainent derrières les véhicules de sureté, dans les bosses et dans les trous.  Imaginez la file pour l'essence.... En plus, il n'y a que 2 tanks.  Nous décidons alors de relaxer un peu de laisser la cohues passer et nous prenons la direction du stationnement des camions, identifié par une immense pancarte, histoire d'avoir suffisamment de place pour nous poser et faire sortir nos chats qui sont, eux aussi, enfermés dans les roulottes à se faire secouer les oreilles et tout le corps depuis maintenant prêt de 6 heures.

Pendant que Ray part aux renseignements pour savoir où est la dump station et l'eau potable afin que nous puissions faire vidange et remplissage, Christophe et moi sortons les chats, ouvrons les roulottes pour vérifier si nous avons de la casse. Christophe a la rallonge de sa table dont la charnière n'a pas résistée, un tiroir d'arraché  et nous un placard arrière qui s'est vidé et les fauteuils qui sont sortis de leurs emplacements. C'est vous dire à quel point ça a brasser. 

C'est alors qu'un "OSTIE de fou" (désolé si ça vous choque mais c'est la vérité) nous fonce dessus avec son pick up et en hurlant qu'on doit dégager que c'est un héliport et que l'hélicoptère arrive. Et comme de fait, avant même qu'on ait eu le temps de récupérer nos chats,  l'hélicoptère arrive et se place en stationnaire au dessus de nos 2 roulottes.  Avec toujours l'autre fou qui nous hurle après. 

Referme les roulottes le plus rapidement possible, essai d'attraper le chat qui est totalement terrorisé par le bruit de l'hélicoptère, saute dans le truck pour essayer déplacer la roulotte mais Ray n'était toujours par revenu et il a les cléfs dans sa poche. Et toujours l'autre fou qui me cri après et l'hélicoptère qui est à 10 mètres au dessus de la roulotte à attendre qu'on se pousse. Christophe dégage plus vite et heureusement, Ray arrive et on se déplace.  L'hélicoptère atterrit et l'autre fou continu de nous crier après et de nous engueuler.  

Ray sort de son truck et marche sur lui avec l'intention de lui faire comprendre que le criage ça suffit et que s'il y avait eu une pancarte d'héliport à la place d'une pancarte de stationnement de camion, jamais on ne se serait stationnait là. Christophe et moi lui avions dit la même chose et tout ça dans le bruit assourdissant d'un hélicoptère en train d'atterrir.

Finalement, on a gazé, on a été faire la vidange et le remplissage et on s'est poussé du Relais 381 au plus vite stressés au bout et encore plus fatigué.  Heureusement, on n'était supposé ne faire que 10 km de plus pour atteindre notre boondocking planifié.

Mais surprise !!  l'emplacement est fermé. Pas de boondock ici!!!  Pas le choix on continue jusqu'au prochain spot ou l'on peut camper à environ 40 km.  Et resurprise, interdiction aux roulottes et campeurs. uniquement des tentes et il faut dire que l'espace est limité. 

 Là, je peux vous dire qu'on a tous notre voyage.  On repart pour le prochain spot 20 km plus loin et Ray décide que fermer ou non il s'arrête.  Effectivement l'endroit est fermé.  Mais Dubé a décidé que pour lui c'est ouvert et on s'installe sur un parfait petit emplacement.  Même pas besoin de se caler car la roulotte est droite. 
On est vidé, extenué. Juste le temps de s'installer et la pluie se met de la partie.  Les mouches  noires et les maringouins sont féroces.
Oh, j'avais oublié de vous dire que l'état de la route ne s'étant pas beaucoup améliorée après le Relais 381, nous avons continué à rouler à 50, 60 km heure.

Lorsque nous fermons la porte de notre roulotte pour enfin se préparer un souper et prendre un petit apéro, nous trouvons un Crésus toujours terrorisé qui vomit, veux se cacher partout et d'une extrême nervosité. Ca lui prendra un bon 2 heures de câlins, de brossage et de tranquillité avant qu'il reprenne son calme.

Résultat de la journée à 20h30 tout le monde et couché exténué, nous sommes environ 100 km plus loin que prévu et espérons de demain sera une meilleure journée...... 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire